Dimanche 31 juillet 2011
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19:21
Après un premier titre agréable, mais perfectible à plusieurs niveaux.
L'équipe de Crystal Dynamics remet le couvert avec plus d'ambitions:
faire le remake du premier opus, considéré comme mythique pour les plus
grands fans de la saga Tomb Raider.
Je laisserai de côté la comparaison entre les deux titres, car le tout
premier, j'y ai joué il y a très longtemps et partiellement qui plus
est. Mais tout ce que je peux certifier, c'est que les développeurs ont
livré quelque chose de très grand.
Pour schématiser, ils ont repris les qualités de Legend et ont gommés les gros défauts de ce dernier.
Résultat: on obtient un épisode de Tomb Raider qui exploite pleinement
l'essence de la franchise. A savoir, cet Anniversary n'est plus qu'un
jeu de plates-formes et d'exploration comme je les affectionne. Une
difficulté rehaussée, absence de gadgets inutiles, peu de gunfights, peu
de cinématiques (on est rarement coupé dans notre élan), la part belle
est au gameplay, et c'est très plaisant.
Pour ce qui est des niveaux, il y a seulement 4 environnements
différents (Pérou, Grèce, Égypte et Ile perdue), mais ça suffit
amplement puisque ce sont des gros morceaux. Le Pérou est un amuse
gueule, ça se torche en 2 heures, la Grèce et l'Egypte 4 heures chacun
et enfin l'Ile perdue qui se conclue en 2 heures. Grosso modo (et sans
compter le Manoir des Croft) on a une durée de vie honnête de 12, 13
heures. Sachant que ce sont des heures pleines dans le sens où je ne me
suis jamais ennuyé, c'est profondément ludique. Et à souligner aussi:
j'ai essayé de trouver (sans trop me prendre la tête) les artefacts et
autres reliques planquées dans les niveaux. J'ai pas tracé ma route
quoi.
Le gros point positif et le qui fait que je sois dithyrambique depuis le
début, c'est en partie grâce à l'architecture des niveaux, qui est à
mon sens exemplaire. De prime abord dès le Pérou (alors que ce n'est pas
le plus élaboré), ça m'avait un peu désarçonné par rapport au titre
précédent. Les environnements sont grands, et ils sont cohérents en
plus. C'est intelligemment conçu en plus d'être beau visuellement (je le
répète mais la Grèce et lÉgypte c'est du caviar), puis les salles et
les énigmes se renouvellent sans mal. Bref, du grand art.
Dans les rares défauts, je dirai que le dernier niveau et la conclusion
sont légèrement décevants au regard de ce qui précède (le délire
fantastique j'adhère moyennement), le framerate est inconstant, et il y a
2 ou 3 passages ardus à cause d'une caméra capricieuse.
Pour conclure, je dirai que c'est sans conteste le meilleur Tomb Raider auquel j'ai joué.
Publié dans : Jeux vidéos
2
Mercredi 18 mai 2011
3
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19:20
Tsui Hark n'est pas un cinéaste que je vénère, et pourtant son cinéma à
de sérieux atouts. Notamment et surtout sur le plan formel: une
réalisation inspirée, virtuose voire expérimentale selon certains films.
Pour ce qui est de ses obsessions personnelles, de ses thématiques ou de ses personnages, j'accroche moins.
C'est
un type qui a beaucoup de talent, mais il a une filmographie inégale,
inconstance caractérisée au sein même de quelques oeuvres d'ailleurs.
Son
nouvel opus n'échappe pas à la règle, cependant, Detective Dee marque
quand même le retour en grâce du cinéaste, qui plus est dans son genre
de prédilection: à savoir le Wu Xia Pian.
C'est plus un amalgame de
genre, puisqu'au final le scénario est plus axé sur une enquête à base
de complots politiques que de combats de kung-fu. Chose que je ne
regrette pas vu que l'intrigue est justement bien ficelée (jusqu'au
début des explications), même si dès le départ on devine aisément
l'identité de l'instigateur de tout ce barouf. En revanche, connaitre le
plan machiavélique et quelles sont les intentions/motivations de la
personne, c'est une autre affaire qui est moins évidente.
Les trois
personnages principaux qui mènent lenquête (Dee, Jing'er et Donglai)
sont vraiment bien esquissés en plus d'avoir un charisme monstrueux.
J'ai bien apprécié leurs relations conflictuelles ou leurs moments de
complicités. Ils forment un excellent trio, et il est fort dommage que
le scénario parte dans une toute autre direction, les amenant à se
séparer sur la dernière partie du métrage. Ce n'est pas un hasard, si
c'est à partir de ce moment là que j'ai commencé à décrocher au fil des
minutes (le combat contre les cerfs en CGI m'a achevé).
Visuellement,
dans l'ensemble c'est beau, la direction artistique est de qualité,
dommage que les effets spéciaux numériques soient aussi hideux (ça m'a
fait sortir du film à plusieurs reprises). Les scènes d'actions sont
bien foutues, même si ça manquait de plans larges parfois.
Pour
conclure, c'est un bon film doté de grands moments de mise en scène,
mais qui est parasité par quelques défauts non négligeables.
3
Dimanche 8 mai 2011
7
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/2011
12:26
Après le calamiteux et injouable Angel of Darkness,
Eidos décide enfin de faire peau neuve afin de relancer leur saga
moribonde. Et pour cela, ils font appel aux développeurs de Crystal
Dynamics.
Une très bonne idée car quel plaisir de retrouver un Tomb Raider ayant
une jouabilité agréable. Effectivement, la prise en main est immédiate.
Dès les premières minutes, on éprouve aucune difficulté à manier Lara
Croft. Le jeu est donc accessible (fini l'époque des sauts à effectuer
au pixel près), sans toutefois tomber dans de l'assistanat forcené.
Tout ce qui est exploration, énigmes et phases de plates-formes, j'ai
pris mon pied, c'est très bon de ce côté là, on retrouve quelque part
l'essence de la franchise.
Malheureusement, le gameplay est parasité par une volonté de varier les
plaisirs, qui m'a semblé un peu de mauvais gout. A vouloir trop en faire
les développeurs s'éparpillent un peu partout et proposent, par
exemple: des QTE tout bonnement inutiles, des phases en motos qui n'ont
strictement aucun intérêt (on est sur une sorte de rail, à shooter
inlassablement des ennemis), des gunfights un peu mous et enfin des boss
nazes (hormis peut-être l'espèce d'anguille/serpent géant).
Sinon, le scénario est assez faiblard et le doublage français est pas
loin de l'être (hormis bien évidemment la doubleuse attitrée de
lhéroïne). C'est bien sympa d'avoir pris Omar et Fred, mais les mecs en
font des caisses par moments.
J'ai terminé le jeu en 8 heures, sans compter le niveau bonus du Manoir
des Croft (on peut y ajouter 1 à 2 heures). La durée de vie m'a donc
semblé assez courte.
Pour résumer, c'est un bon jeu, non exempts de défauts, mais qui à le
mérite de dépoussiérer ou de relancer une franchise qui sentait le
sapin.
Vivement que je tâte Tomb Raider Anniversary, qui est semble t-il, meilleur, plus long et surtout plus axé plates-formes.
Publié dans : Jeux vidéos
2
Jeudi 21 avril 2011
4
21
/04
/Avr
/2011
09:05
Eric Valette est à mon sens un cinéaste très prometteur, qui après ses
expériences outre atlantique catastrophiques devrait rester en France,
ne serait-ce que pour ne pas gâcher son potentiel.
J'avais beaucoup
apprécié son précédent long métrage, Une affaire d'état, qui était un
thriller politique rondement bien mené, malheureusement, ce dernier
s'est bien planté au box office. Mais peu importe sur ce dernier point,
le réalisateur ne baisse pas les bras et les financiers non plus,
puisqu'il revient moins de deux ans plus tard avec La proie. Et à ma
plus grande joie c'est un film d'action ayant pour tête d'affiche Albert
Dupontel. Tout ça pour dire que mes attentes étaient grandes à
l'annonce du projet.
Et à quelques détails près, je ne suis pas déçu du résultat.
Ce
qui marque d'entrée (enfin au bout de quelques minutes tout de même)
c'est la classe visuelle du film. La réalisation est soignée, c'est
fluide, cohérent et les plans sont assez variés. Pas grand chose à
ajouter sur ce plan là si ce n'est de rares situations où ça fonctionne
moyennement : un bourre pif manquant de punch ou un carambolage mou dans
sa finition par exemple.
Ce qui m'a le moins branché, c'est le
scénario dans sa dernière partie, ça sessouffle un peu. Je suis moins
fan de la dernière demi-heure quoi, c'est à dire: à partir du moment où
le personnage principal traqué, devient à son tour chasseur. Ce n'est
pas tant le fait que le protagoniste change de statut en cours de route,
puisque ça répond à une certaine logique après tout. C'est juste que ça
me semblait moins trépidant à ce moment là, plus conventionnel, avec
des péripéties un peu abusées voire téléphonées. Personnellement, je
fais fi des soit disant invraisemblances, ce qui est surtout gavant à
mes yeux, c'est l'impression de voir certains personnages se téléporter
comme par magie.
Et puis surtout la fin est décevante, on te fait
croire que ça va être noir jusqu'au bout (et le film l'est dans son
l'ensemble c'est pour ça que c'est rageant), et puis arrive la dernière
scène sortie de nulle part. J'avais l'impression de voir la scène de
trop, celle qui est fomentée, après la fin du tournage, à la suite de
projections tests désastreuses comme c'est souvent le cas à Hollywood.
Niveau
interprétations, Albert Dupontel sort du lot évidemment, implication
émotionnelle et surtout physique, il n'y a pas grand chose à redire. Et
puis je citerai aussi Alice Taglioni qui m'a agréablement surpris en
flic casse cou. D'ailleurs la première scène mettant en scène son
personnage donne le ton.
La proie est bien plus qu'un film d'action,
c'est avant tout un amalgame de genres assez réussi (le film de prison,
le western, le thriller,...) avec des morceaux de bravoures palpitants.
Les moyens sont limités certes mais, l'ambiance sonore, le montage et
les idées font une bonne partie du boulot.
Après le très bon A
bout portant, ça fait plaisir de voir le cinéma hexagonal exceller dans
ce genre, même s'il faut reconnaitre que ça reste encore perfectible.
2
Mardi 12 avril 2011
2
12
/04
/Avr
/2011
12:57
Je n'irai pas jusqu'à dire que j'ai adoré la nouvelle oeuvre de Zack
Snyder, j'estime cependant que c'est un bon long métrage, divertissant
de la première jusqu'à la dernière minute, et surtout: c'est un film pas
aussi crétin qu'on le croit (une denrée rare à Hollywood).
De prime
abord, là ou je pensais décrocher tout de suite, c'était évidemment
toute la partie au sein de l'asile psychiatrique, or ce ne fut pas le
cas. Au contraire, j'ai même été ému à plusieurs reprises. Cocasse,
alors que je suis venu voir Sucker Punch uniquement pour les scènes de
fantasmagorie aux allures d'univers vidéoludique (ou de genres
cinématographique).
D'ailleurs parlons-en de ces quatre mondes qui
empruntent les codes du chambara, du film de guerre steampunk, de
l'héroic fantasy et de la science fiction. Bizarrement je n'ai pas
vraiment accroché au premier monde cité, alors que j'en attendais
beaucoup, il y a quelques plans sympathiques certes, mais les séquences
d'actions m'ont quelques peu déçus. En revanche, la partie SF avec la
dizaine de robots que les filles doivent dessouder au sein d'un train en
marche, j'ai tout simplement adoré (alors que j'en attendais rien).
C'est mis en boite avec un plan séquence qui fourmille d'idées, et même
s'il y a deux ou trois fautes de goûts au sein de celui-ci, j'ai pris un
panard terrible !
Pour les deux autres univers restant, même si la
direction artistique n'est pas follement originale, je les ai appréciés
dans l'ensemble (les deux orcs catapultés sur l'avion, énorme), mais ils
ne sont pas aussi jouissifs à voir que le dernier mis en scène.
Le côté anachronique des univers et les scènes d'actions complètement démesurées m'ont conquis.
Dans
Sucker Punch, la réalisation a son lot de défauts, on peut
effectivement pester et reprocher au cinéaste, la transition monde
"réel"/monde fantasmé qui est employée de manière simpliste: chanson
connue réinterprétée, on tourne autour de la tête de Baby Doll et hop
c'est parti on y est.
Mais sinon, sur un tel sujet (on assiste à
une sorte de conte) le style outrancier et tape à l'oeil de Zack Snyder
ne m'a aucunement dérangé. A l'inverse de Watchmen, qui était, malgré la
présence de super héros, bien ancré dans un contexte réaliste,
historique et politique. Pour le coup, la mise en scène adoptée n'était
pas la bonne à mes yeux.
Dans Sucker Punch, ce n'est pas le cas,
j'ai même eu la fausse impression qu'il n'y avait pas beaucoup de
ralentis, c'est dire à quel point j'ai parfaitement assimilé sa
réalisation sur ce projet précis.
Néanmoins, il y a quelques défauts
qui ont freiné mon enthousiasme, dans le traitement et les relations
entre les personnages ce n'est pas toujours très fin (c'est le cas de le
dire), il y a des dialogues qui sont un poil trop ampoulés par moments,
et la fin me semble confuse et surtout elle tombe dans un discours bien
démagogique.
Et pour finir dans les faiblesses: embauchez un vrai
compositeur, il y en a marre d'entendre des artistes et chansons connues
en guise de bande originale. Ce n'est pas désagréable à entendre, mais
ça fait très superficiel et impersonnel.
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